Lundi 20 juillet 1 20 /07 /Juil 20:33

 

Benedictines-Dome-Sanctuaire-Renove.JPGLe dôme du sanctuaire au monastère des Bénédictines de Craon


   Le Premier monastère des Bénédictines du Saint Sacrement a été fondé par Catherine de Bar à Paris, rue Férou, probablement dans une maison qui fut la propriété de l'auteur et compositeur Jean-Jacques Goldman.


 

 

En même temps qu'un petit aperçu de cette communauté, Mère Marie-Anne du Sacré-Coeur, Prieure du monastère de Craon, nous livre le témoignage de sa conversion avec une simplicité pleine de fraicheur...



   La fondatrice des Bénédictines du Saint-Sacrement : Catherine de Bar  née le 31 décembre 1614 à Saint Dié (Vosges), entre d'abord en religion chez les Annonciades de Bruyères ou elle deviendra Mère Saint-Jean l'Evangéliste, avant d'entrer chez les Bénédictines de Montmartre suite à la guerre de 30 ans qui dispersa les Annonciades de Bruyères.

 

  Devenue Bénédictine et Mère Mectilde du Saint-Sacrement, après des années de pérégrinations entre la Lorraine et Paris, elle fondera plus tard les Bénédictines du Saint Sacrement, en 1653 avec l'appui de la Reine. Elle décède le 6 avril 1698 à Paris. Cette nouvelle branche de l'Ordre bénédictin ajoute ainsi, grâce à Catherine de Bar, l'adoration réparatrice à la louange, dans une époque plutôt encline aux fondations d'oeuvres charitables.


   Mère Mectilde du Saint-Sacrement, convaincue que sans la Vierge Marie il est impossible d'aller à Jésus, confia tous les monastères de la Congrégation à Marie Immaculée qui devient ainsi l'unique et perpétuelle Abbesse de chacun des monastères, tandis qu'une Prieure élue assure le gouvernement spirituel et matériel de la Communauté.


   De nos jours, les Bénédictines du Saint-Sacrement ont prospéré et leurs monastères, tous autonomes, sont réunis en 6 Fédérations de l'Adoration perpétuelle, elles-mêmes regroupées en une confédération liée à l'Ordre de Saint Benoît  avec des monastères en Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et Pologne.


   En 1998 il y avait plus de 900 Bénédictines du Saint-Sacrement dans toute l'Europe, elles sont aujourd'hui environ 700 moniales réparties dans 40 monastères en Europe, chiffre auquel il faut ajouter les 120 moniales de la fédération française avec ses 9 monastères, y compris celui de Peppange au Luxembourg.

 

  La Fédération française comprend les monastères de Bayeux et Caen (Calvados), Craon (Mayenne) Laval-Roquecezière (Aveyron), Mas-Grenier (Tarn), Peppange (Luxembourg), Rouen (Seine-Maritime), Rosheim (Bas-Rhin) et Tourcoing (Nord).

 

  Pour découvrir cette branche bénédictine j'ai porté mes pas vers la Communauté de Craon, dans la Mayenne, dont voici l'entrée ci-dessous...



   Le monastère se trouve en pleine ville, au 15 rue de la libération, une rue passante ou la circulation à double sens n'est pas aisée. Une petite porte permet de pénétrer dans la cour fermée par des grilles. Sur la gauche c'est l'hôtellerie. Au centre, l'église datant de 1857 et restaurée en 1958, au fond à droite, derrière une antique porte abimée par l'histoire, l'accueil, tenu par une laïque de l'association des amis du monastère. Les lieux sont anciens avec des constructions de différentes époques. Le cloître (dont la restauration a commencée dés 1950) ainsi qu'une partie des bâtiments conventuels sont du 17e siècle et ils viennent d'être superbement rénovés.

   Lors de ma première visite l'église était provisoirement inaccessible aux visiteurs pour cause de rénovation intérieure et le résultat est littéralement magnifique lorsqu'on lève les yeux vers le ciel en dôme ou qu'on porte ses regards vers le sanctuaire.

Le sanctuaire, et ses 4 colonnes sous un ciel en dôme, à gauche et à droite les stalles en boiserie ou prennent place les moniales pendant l'office

   Ce jour là j'ai donc suivi les consignes qui guident le visiteur vers l'oratoire, par un cheminement latéral contournant l'église, vu qu'il était bientôt l'heure de l'office.



    Des massifs de tulipes accompagnent mes pas tout au long du court chemin, puis quelques marches me conduisent à la porte d'un vestibule ou se trouvent divers fascicules religieux à disposition des fidèles. Sur la droite, en entrant, deux portes fermées, sur lesquelles on peut lire cette inscription : « parloir des anges gardiens ».


    Il faut traverser une succession de petites pièces avant d'accéder à l'oratoire car, à cause des travaux, l'exposition du Saint-Sacrement se fait exceptionnellement dans l'oratoire des moniales qui est aussi la salle du Chapitre. Devant moi, un écriteau signale la limite à ne pas franchir pour ne pas se retrouver en clôture, une zone réservée exclusivement aux moniales ; derrière une porte vitrée, je distingue des vêtements monastiques accrochés à des patères contre le mur d'un couloir accédant à l'église.
   Lorsque je pénètre dans l'oratoire, quelques personnes sont là avec 2 moniales à genoux, chacune dans un angle de la pièce dont les murs sont recouverts par des stalles en bois de couleur sombre. L'une des bénédictines récite le « je vous salue Marie » qui est repris par les fidèles.

   En entrant j'ai pris le livret du jour machinalement mais pas le missel des psaumes. Je m'installe au premier rang, tournant ainsi le dos à l'assistance, composée d'une jeune fille en bleu marine, juste derrière moi, d'un sexagénaire, lui aussi en bleu et dont le chant couvre le chœur des 3 ou 4 femmes âgées  dispersées sur les bancs. Sous les regards interrogateurs (il faut dire que mon allure n'est pas conventionnelle ici) je me demande soudain ce que je fais là tant je suis persuadé de ne pas y être à ma place quand, deux par deux, d'autres moniales, dont une novice et une postulante ainsi qu'un prêtre africain en soutane, entrent dans la pièce et s'inclinent devant le Saint-Sacrement, avant de rejoindre les stalles en silence ; la Prieure arrive en dernier, l'office Divin peut commencer.

   Les voix s'élèvent, douces, mélodieuses, apaisantes... Hypnotisé par la psalmodie et l'ombre du Saint-Sacrement, qui dessine un cœur hérissé de pointes, sur le mur me faisant face, juste à l'emplacement d'un grand Christ, je ne comprends pas tout de suite ce que me veut la sœur qui, sans dire un mot, me colle gentiment un missel ouvert à la page du moment dans les mains, ceci afin que je puisse suivre les psaumes.

   Ainsi se déroula mon premier contact avec les moniales Bénédictines du Saint-Sacrement de Craon.

Detail-Dome-Sanctuaire-Craon.JPGDétail du dôme du sanctuaire

 

   C'est Charles X, qui autorisa la création d'une nouvelle communauté de moniales à Craon, petite ville de Mayenne située à 30 km au sud-ouest de Laval, le 5 août 1829. Création qui se fit sous l'impulsion de Délie de Cossé-Brissac, née le 11 avril 1787 et fille du Comte de Cossé. Délie, Adélaïde-Hyacinthe, entre en religion le 31 juillet 1815 au monastère des « Filles du Saint Sacrement » à Rouen, elle a alors 28 ans et devient Sœur Saint-Louis de Gonzague. Elle prononcera ses vœux dans cette communauté, d'un milieu social bien plus humble que le sien, le 12 juillet 1817 et y sera élue Prieure 9 ans plus tard, le 2 juillet 1826. Voici un extrait de son engagement écrit :


« Je n'en rebuterai jamais aucune (parlant de ses sœurs), j'éviterai de témoigner un air d'ennui ou de contrariété, quelque importunité que j'éprouve... Je serai douce et affable dans mes paroles... »


   A la mort de Mme de Cossé-Brissac, en 1827, le frère de Délie, Artus, se sépare du Château familial de Craon (construit par son grand père en 1745 selon les plans de Pommeyrol) trop coûteux à entretenir. Bien que Délie et sa sœur Camille aient renoncé à leur droit d'héritage pour lui permettre de le garder. Le château est vendu au marquis de Champagné et Artus promet à Délie une aide financière pour fonder un monastère de son ordre à Craon selon son souhait.


   Après maintes difficultés, le Comte, Artus de Cossé-Brissac, rachète à la municipalité un ancien couvent de Dominicains fondé en 1627 pour la somme de 25 000 francs de l'époque. Le couvent, qui se trouve dans le faubourg, menace ruine et nécessite pour sa remise en état un lourd investissement cependant.


   Pour cette nouvelle fondation, Délie, maintenant Mère Saint-Louis de Gonzague, arrive à Craon le 2 juillet 1829 avec quelques sœurs du monastère de Rouen. Ce dernier a déjà fondé à Arras et c'est un grand sacrifice que de priver encore une fois la communauté  de 3 ou 4 moniales et d'une Prieure aimée de toutes.

   Le 3 juillet, alors que le petit groupe fondateur est hébergé par Camille, la sœur de la mère supérieure, il est rejoint par une première postulante institutrice de son métier, initiant ainsi un recrutement qui ne se démentira pas avec le temps.


   La fondation d'un monastère est une aventure qui a toujours quelque chose d'héroïque, qu'elle que soit l'époque, et on n'imagine pas les difficultés qu'il faut surmonter pour y parvenir, particulièrement en ce temps là ou l'anticléricalisme sévit.

 

   Pour emporter la décision du conseil municipal, les moniales ont accepté d'ouvrir une école gratuite pour l'éducation des jeunes filles pauvres. 

   

   Mais, en ce mois de juillet 1829, la tâche à accomplir apparaît soudain bien immense à ces femmes qui n'ont pour seul outil qu'une foi incompréhensible à bien des gens et le soutien d'un Dieu invisible et muet. C'est que l'ancien couvent des frères Prêcheurs est dans un état de délabrement qui a de quoi faire frémir les plus téméraires. Pourtant, à 42 ans, Mère Saint-Louis de Gonzague n'hésite pas à prendre la pelle pour charger des tombereaux de décombres pendant la pose des ouvriers, ni à « casser la croûte » comme eux dans un coin du chantier faisant ainsi l'admiration de tous. Cinq mois plus tard, le 1er décembre 1829, l'évêque du Mans, Mgr Carron, installe solennellement la petite communauté qui regroupe maintenant 15 moniales.


   Là ou le tribunal révolutionnaire jugeait naguère on a fait la salle du chapitre, les moniales y écouteront la Règle et y prendront toutes leurs décisions sous l'inspiration divine. Les cellules, qui abritaient les gendarmes, sont désormais occupées par les Filles du Saint-Sacrement.

Dans l'attente d'un nouveau sanctuaire, la communauté utilise l'église du couvent entièrement délabrée, c'est là que le 8 décembre Mère Saint-Louis de Gonzague consacre le monastère à l'Immaculée Conception, et ce n'est qu'en 1857, le 4 octobre, qu'une nouvelle église sera bénie sous le nom de l'Immaculée Conception de Marie. Une église qui se distingue par sa coupole, construite en lieu et place de l'ancien sanctuaire des Dominicains, grâce encore une fois à la générosité du Comte de Cossé.


   Ce premier hiver de 1829 sera terrible pour les moniales. L'eau gèle dans les verres et on se groupe à 4 dans les cellules pour ne pas périr de froid ; la nuit de noël fut si glaciale que certaines ont crues en mourir et l'une d'elles se réveilla un matin avec les jambes gelées. Tout ceci avec pour seule nourriture des pommes de terre bouillies qui allaient devenir pour longtemps la principale nourriture des moniales de Craon. Les Craonnais cependant, émus d'un tel dénuement, apporteront un soutient qui se renouvellera année après année, à la communauté ; laquelle va se développer et parvenir ainsi jusqu'à nos jours ou elle occupe toujours le monastère au centre de la ville.


   Sa fondatrice gouverna la communauté pendant 40 ans, humble et bonne avec tous et toutes, après des années d'un exil éprouvant en Russie durant la révolution, elle a consacrée sa vie à faire prospérer l'Ordre dans lequel elle avait pris le voile pour l'amour du Christ souffrant et pour celui de son prochain. Faisant le bien sans relâche et ne négligeant rien  pour plaire à Marie Immaculée.

   Le Seigneur la rappelle à lui le 21 décembre 1869, à 15.00 heures, elle avait plus de 82 ans.

   Mère Marie de Saint-Louis de Gonzague est inhumée dans une petite chapelle du monastère, près de l'oratoire, aux cotés de sa sœur Camille et de leur mère Marie de la Forest d'Armaillé Comtesse de Cossé-Brissac .

 

Chez les Bénédictines de l'Adoration Perpétuelle du Saint Sacrement, chaque moniale porte en sautoir une croix propre à cet Institut et symbolisant l'Eucharistie ou "Saint Sacrement". Contrairement à d'autres branches Bénédictines ou monastiques (Cisterciennes par exemple) ou seule l'abbesse porte une croix en sautoir comme signe de sa charge

 

Croix-Sautoir-Benedictines-Craon.JPG


   De nos jours, les moniales Bénédictines du Saint-Sacrement de Craon perpétuent avec amour et douceur l'œuvre entreprise par la fondatrice. Jour et nuit, sans discontinuer, les moniales se relayent dans la prière et l'adoration du Saint-Sacrement partout ou elles se trouvent, afin d'intercéder pour le monde. Ci-dessous, deux novices servent une célébration à la Vierge Marie, Abbesse de tous les monastères des Bénédictines du Saint Sacrement. Pour les moniales, l'arrivée d'une novice est vécue en quelque sorte comme la venue d'un enfant dans une famille. Il faut parfois l'attendre longtemps, et on s'en remet à la providence...

 

Novices-aux-cierges-Benedictines-Craon.JPG

 

  La communauté compte actuellement 22 moniales y compris des novices, avec un bel équilibre dans la répartition des âges. Mais plusieurs d'entre-elles sont détachées au monastère Notre-Dame d'Orient, dont Mère Marie-Anne et également la prieure. Quelques-unes, agées, sont hospitalisées pour des soins réguliers. Ainsi, toute la charge du monastère de Craon ne repose-t-elle en fait que sur 12 ou 13 moniales. Mère Marie-Anne faisant la navette presque chaque mois entre les deux monastères, quand elle n'est pas aux quatre coins de France et d'Europe pour assurer sa tâche de conseillère fédérale, avec ses nouveaux outils de travail pour garder le lien: i.Phone et GPS. Bien que cloitrées, les moniales n'en sont pas moins dans le monde et souvent bien plus que beaucoup d'entre-nous. C'est le paradoxe de la vie monastique moderne...

 

Bénédictines de Craon


   On peut voir ci-dessous le choix résolument avant-gardiste fait pour la rénovation du sanctuaire, choix qui témoigne d'une grande ouverture d'esprit et d'une approche nouvelle de l'esthétisme religieux tout en étant enracinée dans la tradition. Et je ne crains pas de dire que cette tonalité caractérise, avec l'amour (un amour plein de douceur qui désamorce les peines et les colères dès le premier contact) cette belle communauté des Bénédictines de l'Adoration Perpétuelle du Saint Sacrement de Craon.


l'Autel, cerné par la mer de crystal (dalles de verre avec éclairage par diodes bleues) L'artiste Patricia Menouha (sculpteur et peintre sur le thème de l'art sacré) a largement contribuée à cette rénovation, en réalisant plusieurs œuvres pour le Sanctuaire et en supervisant la conception artistique générale.


 

Facade-Eglise-Les-Vigiles.JPG

 

Jour et nuit, tout au long de l'année, les moniales se relaient afin de tenir compagnie au Saint-Sacrement dans une adoration d'amour et d'intercession pour ceux qui souffrent...

 

On voit ici une façade de l'église et le dôme, dont les vitraux filtrent une lumière qui semble monter au ciel avec le chant de louange des moniales lors des Vigiles, juste avant l'aube, sous la neige de décembre.


(photo prise sans flash par une température extérieure de - 8°C).

 

  Voici une image extraite du site officiel (très bien fait mais toujours en construction) des Bénédictines du Saint Sacrement

 

Bénédictines-St-Sacrement France

 

Bndtne-StSacre-Adres.jpg

 

La fédération française est présidée par Mère Marie-Véronique Ducroq, prieure du monastère de l'Immaculée-Conception de Rouen

 

Benedictines-St-Sct-de-Rouen.png

 

La Communauté de Rouen (13 moniales) fabrique artisanalement, depuis 1936, de délicieux biscuits sablés

 

LIEN du Site Officiel des Bénédictines du Saint Sacrement ci-dessous :

 

http://benedictines.france.free.fr/pages/indexpag.html


Par J. A. DIPAGE - Voir les 1 commentaires
Publié dans : Moniales
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ROBESPIERRE

à la séance des Jacobins du 1er août 1792

 

 

  "Le ministère (parlant du ministère de la guerre) est un monde de papier. Je ne sais point comment Rome et l'Egypte se gouvernaient sans cette ressource : on pensait beaucoup, on écrivait peu. La prolixité de la correspondance et des ordres du gouvernement est une marque de son inertie ; il est impossible que l'on gouverne sans laconisme. Les représentants du peuple, les généraux, les administrateurs, sont environnés de bureaux comme les anciens hommes de palais ; il ne se fait rien , et la dépense est pourtant énorme. Les bureaux ont remplacé le monarchisme ; le démon d'écrire nous fait la guerre et l'on ne gouverne point."

SAINT JUST
à la Convention le 10 octobre 1793


 

« Comme l'intérêt humain est invincible, ce n'est guère que par le glaive que la liberté d'un peuple est fondée. »

 

Saint-Just     

 

 

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